Katsu c'est fini, j'ai pas vraiment aimé ce dernier tome et du coup, mon impression globale est pas super positive.
Sinon, j'avais commencé à rédiger un avis pour MV mais du fait de sa longueur, je vais sans doute le tronquer un peu alors histoire de pas y perdre, je poste la première version ici aussi :
- Show the Spoil : Katsu !, une belle histoire façon Adachi - un garçon doué en sport rencontre une fille et, motivé par cette dernière, il tente de conquérir son cœur en même temps qu'une quelconque compétition - mais la course du héros se dénoue cette fois de manière presque trop facile, perdant alors de sa saveur…
Katsuki Satoyama, 15 ans au début de l'histoire, 17 à la fin, a beaucoup appris sur lui-même au cours des saisons passées et le voir s'affirmer ravit ; néanmoins ses rivaux lui passent le relais si naturellement que cela en devient gênant. Pourquoi lui ? Si le relayeur s'était montré décidé à gagner, leur respect aurait paru plus justifié mais là, les autres donnent la curieuse impression d'attendre de voir ce que leur adversaire vaut vraiment, reléguant leurs propres espoirs au second plan. Le fait qu'ils choisissent d'autres chemins n'est pas en soi gênant, par contre leur décision prise un peu à contrecœur laisse davantage de regret.
A la fin d'un premier arc, Katsu-garçon avait battu un Kimoto qui ne se rendait pas encore compte de l'enjeu réel de ce combat, exprimant sa force et son affection pour Katsu-fille ; à la fin du dernier, le boxeur se décide sur une voie à suivre et les autres prétendants s'éclipsent comme s'ils n'avaient jamais été là. Katsuki se bat, sort victorieux. Félicitations, mais la consécration ne convainc guère. Le cher ami d'enfance ou le génie Misaki, deux boxeurs fort doués et si vite expédié. Pas par un poing, plutôt par un auteur qui fait se succéder les têtes sans toutefois parvenir à les ancrer complètement dans la série et qui, au final, les fait disparaître au profit d'un unique garçon. Un peu injuste, surtout que vu leur amour pour la boxe, voir ce sport choisir celui qui lui tourne le dos plutôt qu'un ayant toujours désiré gagner son cœur laisse perplexe. Les rivaux se présentent, se battent et disparaissent sans demander leur reste, voire se retrouvent écartés avant même de mener le combat promis. Le destin place Katsu sur le ring et si ce sportif guère expressif possède un talent, celui-ci ne transparaît pas toujours sur le papier. Les coups sont rapides, les victoires se succèdent et pourtant, l'impression du caractère hasardeux des combats persiste, en partie à cause de son attitude ou encore de l'omniprésence des spectateurs qui, plus que lui-même, s'accordent à déclarer sa force. Les émotions se lisent sur le visage des nombreux témoins mais rarement sur le sien.
Chez Adachi, la fille tient un rôle primordial et tire souvent ses soupirants vers le haut. Gagner le cœur de la belle n'assure pas forcément la victoire (ou inversement) mais ça aide. Seulement, après avoir présenté en surhomme ses adversaires ou sa partenaire, les victoires du jeune lycéen apparaissent comme irréelles. Les Katsus ne sont pas inintéressants, bien gentils mais leur aventure amoureuse ou eux-mêmes ne suscitent que peu d'élans de sympathie. Comme Misaki ou Riko, Katsu-garçon est d'abord attirée par Katsu-fille à cause de son apparence. La demoiselle ressemble à l'ancien amour du génie, le fils rappelle son père trop tôt disparu et quant à Katsuki, il a facilement un faible pour les jolies filles de sa classe. L'étudiant cherche à se rapprocher de sa camarade sans d'abord vraiment le faire, attendant de grandir, peut-être sans trop y croire, jusqu'à ce qu'il comprenne que la belle a besoin de quelqu'un à qui passer le bâton… Le lien qui les unit donne l'impression de venir de nulle part et les tentatives pour les approfondir, au contraire d'autres titres ou une simple phrase permet de mieux comprendre le caractère de celui qui l'a dit, sonnent creux. Le poids du passé est là, les sous-entendus, les dialogues ou les attitudes aussi mais moins subtils, ils ne touchent pas. Il n'y a guère d'explications sur leurs sentiments respectifs, au lecteur de les interpréter et malheureusement, les deux apparaissent un peu comme de jolies coquilles. La jeune fille croit en Katsu, au destin qui les as réunit et sans savoir réellement ce qu'elle a ressenti pour Kimoto (où est passé la photo accrochée sur le mur de sa chambre ?) ou Misaki (qu'est-ce qui la poussait à aller le voir ?) elle choisit son homonyme. Ils s'aiment, voilà pour l'essentiel.
Comédie scolaire en premier, le ton reste léger et l'humour bien présent pourtant, malgré son talent de conteur, le tout finit par devenir trop superficiel pour convaincre. Katsuki fait rêver son public, porte en lui les désirs des autres mais son propre souhait paraît encore trop vague. Le garçon doute, beaucoup, et si à la fin il prend parti, le côté "influencé" de cette décision lui nui. Il est le personnage principal, sans conteste. Tout lui réussit, tous l'approuvent et quelques éléments mal agencés donnent à l'histoire un arrière-goût désagréable et l'impression d'avoir tourné sur du vide.
Katsu ! se finit trop bien et s'il reste un titre sympathique, moins fin que les autres œuvres du mangaka, il déçoit un peu aussi.
Pour la version courte et pour les avis des autres chroniqueurs, c'est
là.
Juste un petit truc, comme les qualités on été pas mal énumérés au fil des tomes et qu'il y avait deux autres chroniqueurs, j'ai préféré parler surtout des points qui m'avait déçu et ce, même s'il y en a que j'ai apprécié aussi.